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EDITOR'S NOTE

Études helléniques/Hellenic Studies was published for the first time in spring 1983. In that first issue we wrote:

Research and dialogue in the social sciences as such have never been in the forefront of the mainstream Greek society. A variety of reasons have been offered for this seeming lack of interest in the social research field, the primary being some kind of "socio-political conspiracy" on the part of the conservative elites that have governed Greece almost exclusively since Independence. As a matter of fact, it is not accidental that neither sociology, psychology nor education faculties exist in Greek universities, where systematic research on political and historical issues has been minimal. Numerous scholars have pointed out that in-depth research and analyses of the different socio-political issues prevailing in Greek society have been repeatedly avoided or even stifled altogether. Only very few instances exist where individual efforts have challenged this traditional indifference towards unraveling the mechanisms and processes underlying the very structures and functioning of the entire Greek social apparatus. In addition, the mere fact that Greece spends the least money in terms of percentage of GNP of all European and developing nations for research is one more indication of the low priority placed on social sciences investigation.

On the other hand, as has been documented throughout the existing literature, almost "another Greece" exists outside Greece proper. The so-called Apodimoi Hellenes or the Greek diaspora may be found all over the globe, and more so in the large industrialized countries of the Western world, such as the USA, Canada, Australia, West Germany, and Sweden, to name a few. Research and social interest about the millions of Greek immigrants on the part of "metropolitan Greece" has been virtually non-existent, with the exception of a few unsystematic descriptive accounts for mainly administrative purposes. Whatever studies do exist about Greek immigrants around the world are the exclusive work of scholars of the Greek diaspora and organizations of Greek immigrants themselves, or even, in some instances, of non Greek scholars working within the overall field of ethnic relations. This trend, towards investigating different ethnic parameters, has intensified over the last twenty years or so among the immigrant-receiving societies.

By acknowledging and sharing the positive contribution of all efforts of Greek and non-Greek scholars who have somehow been, involved in the studying of Greek issues around the globe, Études helléniques/Hellenic Studies aims to offer one more concrete challenge within the social sciences field. Études helléniques/Hellenic Studies begins its publication with the sincere and ambitious goal of becoming the international academic forum of dialogue and exchange of ideas among all scholars dealing with the multifaceted issues prevailing among the Hellenes of the entire world.

Of course since 1983 much water has flowed under the bridge. As a matter of fact, in Greece progress has been made in numerous fields of study and research in the social sciences, especially in sociology, psychology, education and political science. There is now an openness within the Greek universities. Research institutions have also appeared since 1983. Nevertheless in all these fields much has yet to be accomplished in order to go further and be compared on an equal footing with other developed countries.

In 1985 the publication of this journal was interrupted for various reasons, but we returned even stronger in 1994. Our goal as set in 1983 was to become an international academic forum for dialogue and the exchange of ideas among all scholars dealing with the multifaceted issues of Hellenic studies (culture, society, politics, economy, diaspora, etc.). We still have the same mission. In fact, our publication in English and French has always sought to pursue the cooperation and contribution of the finest experts on Greek issues inside and outside Greece proper. This goal also remains.

After so many years of publishing by the Centre for Hellenic Studies and Research Canada-KEEK, we are pleased that as of this issue we are entering into a new era in cooperation with the Centre of Intercultural and Migration Studies-EDIAMME of the Department of Primary Education of the University of Crete and the Post-Graduate Program (Cultural, Economic and International Relations in the Mediterranean), of the Department of Mediterranean Studies at the University of the Aegean. This trilateral cooperation will permit us to continue publishing this academic journal, which has become an international reference on issues of Hellenic studies. With a new élan, we will continue focussing on the same ambitious goal - provide an international academic forum for dialogue and the exchange of ideas among all scholars researching the multifaceted field of Hellenic studies.


NOTE DE REDACTION

Études helléniques/Hellenic Studies a vu le jour au printemps 1983. Dans cette première édition nous écrivions à l'époque:

La recherche dans le domaine des sciences sociales n'a jamais connu de développement sérieux en Grèce: même aujourd'hui, c'est un domaine sous-développé auquel on accorde peu d'importance. Il y a plusieurs raisons qui expliquent ce phénomène, mais l'explication principale réside dans le fait que les élites conservatrices qui sont depuis l'indépendance aux commandes de la société grecque ont toujours banni les sciences sociales, les considérant comme subversives. Ce n 'est pas un hasard s'il n 'existe pas au sein des universités grecques de département ou de faculté de sociologie, de psychologie ou d'éducation, alors que même en histoire et en science politique les recherches ont été et restent toujours très limitées. D'aucuns soutiennent que les recherches et analyses approfondies sur les problèmes de la société hellénique furent exclues de propos délibéré. Les institutions spécialisées dans de telles recherches se font encore attendre. Par ailleurs, la Grèce est celui parmi les pays européens et les pays développés en général qui consacre le plus bas pourcentage de son produit national brut à l'investissement dans le domaine de la recherche: c 'est encore un indice que la recherche dans le domaine des sciences sociales ne constitue pas une priorité.

De l'autre côté, il faut signaler l'existence d'une "autre Grèce" en dehors des frontières nationales, constituée par les Grecs de la diaspora-Apodimoi Hellènes. Les Grecs de la diaspora sont dispersés à travers le monde. On les trouve plus particulièrement dans les pays industrialisés, aux Etats-Unis, au Canada, en Australie, en Allemagne de l'Ouest, en Suède, pour ne nommer que quelques pays. La Grèce métropolitaine a jusqu' à maintenant manifesté peu d'intérêt pour la recherche en sciences sociales concernant les millions d'immigrants grecs; il n 'existe qu 'un petit nombre de rapports descriptifs et non systématiques rédigés pour des raisons administratives. Les études existantes sur les immigrants grecs à travers le monde sont le travail exclusif de chercheurs grecs de la diaspora, d'organismes relevant des immigrants eux-mêmes, ou même, dans quelques cas des chercheurs non-grecs travaillant dans le domaine des relations ethniques en général. Cette tendance de l'étude des différents paramètres ethniques s'est intensifiée durant les vingt dernières années au sein des sociétés d'accueil.

De cette façon, en faisant connaître les contributions positives des spécialistes grecs et non-grecs qui se sont penchés sur de telles questions, la revue Études helléniques/Hellenic Studies s'est proposée de relever un défi de taille dans le domaine des sciences sociales. Les Études helléniques/Hellenic Studies ont inauguré leur publication en se fixant comme but de devenir un forum académique international de dialogue et d'échange d'idées parmi les universitaires et chercheurs qui s'occupent des Hellènes à travers le monde.

Naturellement depuis 1983 beaucoup d' eau est passée sous les ponts. Il est en effet vrai que depuis cette date on a pu observer un progrès certain dans nombre de secteurs de recherche et d'étude tels la sociologie,la psychologie,l'éducation et la science politique. Il y a actuellement une ouverture sur ces secteurs dans les universités grecques. Quelques institutions de recherche ont aussi fait leur apparition depuis 1983.Néanmoins beaucoup de choses restent à faire dans ces domaines afin que la Grèce puisse se comparer convenablement aux autres pays développés.

Pour différentes raisons nous avons interrompu notre édition en 1985, mais nous sommes revenus en 1994. Notre objectif fixé en 1983, de faire des Études helléniques/Hellenic Studies un forum académique international de dialogue et d'échange d'idées parmi les universitaires et les chercheurs qui s'occupent de l'hellénisme (culture, société, politique, économie, relations internationales, diaspora, etc.) est toujours actuel. De plus, en publiant ses textes en français et en anglais, les Études helléniques/Hellenic Studies ont voulu favoriser la coopération internationale des experts des problèmes grecs, objectif qui reste aussi toujours d'actualité.

Aujourd'hui après tant d'années de publication de cette revue académique par le Centre de recherches helléniques Canada-KEEK, nous sommes heureux d'entrer dans une nouvelle ère et de procéder à partir de ce numéro à une collaboration avec les Universités grecques de Crète et de la Mer Egée. Plus particulièrement nous allons à partir de ce numéro publier Études helléniques/Hellenic Studies avec le Centre d'études interculturelles et de l'immigration-EDIAMME du Département d'Education Primaire de l'Université de Crète et le Programme d'études supérieures de deuxième et troisième cycle, «Sciences politiques, économiques, et relations internationales dans la Méditerranée», Département d'études méditerranéennes de l'Université de la Mer Egée. Cette coopération tripartite va nous permettre de donner un nouvel élan à une revue académique qui a pris depuis longtemps sa place dans la bibliographie internationale et sert de référence pour les études helléniques. Nos objectifs restent toujours les mêmes: offrir un forum académique international de dialogue et d'échange d'idées et exceller dans le domaine des études grecques.

Stephanos Constantinides




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